De la visualisation à la concrétisation : un parcours

Aujourd’hui, on nous parle souvent de l’importance de visualiser nos objectifs pour les réaliser. Mais le chemin entre la visualisation et la concrétisation reste mystérieux et habillé d’un mysticisme qui nous échappe.

L’imagination humaine est fertile et malléable. On peut donc pour une seule action imaginer un nombre infini d’issues possibles, mais aussi des issues qui peuvent paraître improbables ou même impossibles.

Les plus grandes réalisations de l’espèce humaine ont pris source dans l’imagination fertile de quelqu’un qui a persisté à rendre l’impossible possible.

Pour prendre un exemple simple et concret. L’idée de voler chez l’Homme a du paraître pour le moins « folle » à sa naissance. Mais quelqu’un a pris à cœur de chercher le moyen de la concrétiser. Et c’est bien là que se passe toute la magie : trouver un moyen.

Une fois le rêve visualisé dans sa splendeur et qu’on arrive à s’y projeter, on sait où on veut aller. L’étape naturelle qui suit est de se poser la question : comment je peux y arriver ?

Tout le monde fait une marche arrière  à ce moment là. C’est tout à fait naturel et même constructif : un retour dans le moment présent est un retour au concret, à ce que l’on a aujourd’hui. Ici, deux comportements différents se forgent :

  • Le premier c’est d’imaginer les étapes à suivre pour arriver à cet état escompté : ces étapes incluant des obstacles à surmonter, des ressources internes ou externes à mobiliser et des talents à mettre en avant ou à développer. Ce voyage débute dans le mental, puis nous sort vers la réalité et une concrétisation graduelle du rêve.
  • Le deuxième c’est d’imaginer une autre issue : Le rêve ne se réalise pas. Et à partir de là, imaginer toutes les étapes qui mènent vers la non-concrétisation. S’en suit une dramatisation de l’avenir qui va employer diverses peurs pour conclure : «Je ne peux pas y arriver». Si on en reste là, tout le voyage se sera passé dans le mental et on n’en sera jamais sorti.

Souvent, nous allons basculer d’un comportement à l’autre. Et à chaque fois que nous nous retrouvons face à l’échec, il suffit de s’arrêter un moment, et de se rappeler que le chemin vers la réussite est souvent pavé de plusieurs échecs. Il n’y a jamais un seul moyen de réussir, mais une multitude de chemins que nous pouvons entrevoir si nous laissons libre cours à notre imagination.

Pour conclure, je vous souhaite à tous de rêver et de concrétiser vos rêves.

Continue Reading

Attitude positive : mode d’emploi

Il y a de cela un moment que le sujet de la pensée positive m’attire. Mais il a fallu une succession d’événements, de rencontres,  de lectures et de conversations pour me permettre d’avoir une compréhension plus large de ce sujet.

Ce concept a toujours été intriguant pour moi, parce qu’en effet l’idée est que l’attitude positive est indépendante des circonstances du moment. C’est une énergie produite à partir du soi indépendamment des événements et des énergies que nous recevons de l’extérieur de nous-mêmes.

Pour illustrer cette idée, considérons Sofia. Sofia est ce qu’on pourrait peindre comme une personne ordinaire, mais dont l’attitude étonnamment positive permet de basculer vers un mode de vie extraordinaire.

Elle fait le choix conscient de toujours être de bonne humeur. De chaque situation qui lui est donnée, elle tire le meilleur. Même quand il est difficile de voir le positif d’un événement particulier, elle en tire une leçon qui lui permettra d’aller de l’avant au lieu de s’arrêter à la plainte d’en avoir été victime.

Elle bascule de cette façon d’une position de spectatrice à une position d’actrice. Elle décide de choisir plutôt que de subir.

L’attitude de Sofia va bien au-delà de ça. Sa conduite change son quotidien, mais aussi celui des autres. Elle sait transmettre sa bonne humeur et sa vision de la vie à ceux qui l’entourent.

Comme tout autre être humain elle a peur. Mais sa force est d’aller au delà de cette peur et d’imaginer une issue positive à chaque situation. Ainsi, elle change la tournure négative dont tout le monde pourrait être convaincu vers une tournure positive.

Cette attitude platonique semble difficile à entretenir. Et Sofia semble gratifiée d’une force que le reste d’entre nous n’a pas. La réalité est que la plupart d’entre nous, dans leurs essais de nourrir cette attitude, se retrouvent à forcer un état qui n’est pas naturel.

Alors comment s’y prendre ? Comment pourrait-on avoir une attitude positive tout en restant authentiques à nous même, sans être dans le « forcing » et le combat quotidien contre toute idée ou sentiment targués de « négatifs» ?

Je me suis posée cette question, et comme je n’y trouvais pas de réponse, l’idée de l’attitude positive commençait à générer en moi une colère. Cette idée semblait inaccessible, et résonnait chez moi comme une publicité mensongère du bonheur.

Il a fallu que plus tard, au fil de lectures et de conversations, je découvre : la gestion des émotions. Comment accueillir et comprendre ses émotions sans les juger comme étant positives ou négatives ? Et c’est là que j’ai compris qu’il était inutile et même contre-productif d’être dans la résistance et le rejet.

Toute émotion est là pour une raison particulière. Elle n’est pas le fruit du hasard. Elle nous raconte des choses à propos de nous-mêmes, de notre propre vécu et notre perception de la réalité. Et si nous ne l’écoutons pas, et bien elle reste. Elle s’accroche, et continue de nous indisposer jusqu’à ce qu’on l’écoute et qu’on lui accorde le temps qui lui est dû.

Cette émotion non-écoutée pourrait même devenir plus violente avec le temps et nous torturer jusqu’à nous amener à un point de rupture. Ça ne sert donc à rien de forcer un état qui n’est pas naturel.

Le plus naturel est de simplement accueillir son émotion avec bienveillance et indulgence. L’écouter sans la juger, remonter à sa source et comprendre le pourquoi. Et là, comme par enchantement, une fois écoutée, cette émotion qui a délivré son message se résout et nous libère.

Et ce n’est qu’à partir de là, quand la résolution naturelle de l’émotion a pris sa place, qu’une attitude positive naturelle peut suivre.

Alors oui, l’attitude positive est possible, mais pas sans avoir écouté et accepté ses émotions.  Sofia existe bien, mais Sofia a vécu pleinement et consciemment sa peur avant de la dépasser et de la résoudre.

Continue Reading

Poupées russes : Un voyage introspectif

Il y a de ces rêves qui ouvrent des petites portes en nous. Des portes vers notre inconscient, vers un flux d’informations qui y est stocké et auquel on accorde si peu d’importance, et pourtant …toute la richesse y est.

J’ai fait ce rêve à mi-chemin entre la conscience et le lâcher prise. Il m’a permis d’ouvrir une porte, qui après s’être ouverte ne s’est plus refermée. Cette porte était là, à portée, et pourtant je ne l’avais jamais vue. J’imagine qu’il faut être prêt pour voir les choses, disposé, avant qu’elles puissent nous être adressées.

Ce rêve a commencé avec un sentiment de relâchement qui s’installait. Comme un repos qui trouvait sa place malgré moi, qui cherchait  son chemin au travers des muscles tendus de tout mon corps. Je m’y abandonne, je lâche, je cède à ce petit sentiment de paix et d’abandon qui envahit mon corps. Et voilà que mon rêve commence, comme tous les rêves dans la confusion, avec des images qui manquent de logique : Je suis à 4 pattes en face d’un tigre. Mon visage est à 2cm du sien. On se regarde. Ça dure une fraction de seconde. Mais on aurait dit que l’information trouvait son flot vers mon esprit. Je passe en cette fraction, de la peur, la résistance, à un sentiment de paix. Comme si le voile entre cet être est moi avait été levé. Pour la première fois de ma vie, je comprends que je suis égale à lui. Ni meilleure, ni plus digne de vivre, ni plus intelligente. Non, égale. Je ne vaux pas plus que lui, ni lui plus que moi. Tous les deux sommes partie d’un tout, cohérent, intriqué, lié. Je n’ai plus peur parce que  j’abandonne mon importance. Et à ce moment un sentiment envahissant de paix me submerge. Ma propre vie trouve son sens dans ce tout, et non séparée. Même la mort semble harmonieuse dans ce contexte. Mon corps va dépérir tôt ou tard, oui. D’autres corps vont ainsi s’en nourrir, et auront  une chance à leur tour pour la vie. La vie continue. Elle ne s’arrête pas là. Elle circule. Je n’étais pas plus importante que ces êtres que mon corps va nourrir. Non, nous étions comme les parts d’un puzzle qui s’imbriquait. Sans eux, je n’aurais pas pu vivre non plus. C’était beau et reposant de comprendre ça. Non pas que je ne l’avais jamais contemplé, mais que je ne l’avais jamais intégré et compris au plus profond de moi. Au plus profond de mon âme.

Cette euphorie a à peine le temps de s’installer, qu’elle recommence à être remplacée par une anxiété. Je me retrouve dans un décor de guerre. Et je suis triste. Désarmée. Un profond sentiment de deuil et de désarroi me prend. Je ne suis plus inquiète pour moi-même, mais pour toute l’humanité. Je la sens qui court à sa perte. J’ai peur qu’elle en arrive à son extinction.  Puis, tout comme la première fois, en une fraction, je ressens une paix s’installer en même temps qu’un flux d’informations. L’importance de toute l’humanité, dans sa globalité, prend des dimensions plus cohérentes. Tout ne tourne pas autour de l’humanité. Nous ne serions pas la première espèce à s’éteindre, ni la dernière. Des espèces ont vécu sur terre puis dépéri. Tout simplement parce qu’elles n’étaient plus adaptées. Et ainsi il en sera pour nous, si on ne s’adapte pas, si on ne trouve pas le moyen de rester en harmonie, si on sort de l’ordre des choses. Mais ce n’était pas important. Nous ne sommes pas plus importants que ces espèces qui ont disparu. A ce moment, les notions du bien et du mal se confondent dans mon esprit. Bien pour qui ? Pourquoi ? Mal pour qui ? Pourquoi ? Au milieu de cette confusion je lâche…Je lâche l’importance de l’humanité dans sa totalité…Je ressens ce poids énorme se lever. Je suis légère et je me sens flotter dans ce sentiment de paix qui semble éternel.

Et puis non. Une inquiétude se refaufile dans mon corps. Je vois la terre ternir. Je vois la vie disparaitre de la surface terrestre. Et si les êtres humains en arrivaient à ce résultat ? Et s’ils détruisaient tout. Je ne suis plus inquiète pour les humains, mais pour cette terre qui les porte. Et si elle en arrivait à disparaître, même pas par nos mains, mais par quelque accident  cosmique ? Et si ce beau miracle, en arrivait à l’anéantissent ? J’ai à peine le temps de m’inquiéter de toutes ces questions que je me sens propulsée à l’extérieur de la terre. Vers l’espace et l’immensité de l’univers. Vers les étoiles et les galaxies. C’est beau. De quoi je m’inquiétais exactement ? De ce petit bout de terre et d’eau. De cette petite poussière cosmique ? Je lâche, je ne suis plus inquiète de rien. Un repos immense envahit mon corps. Je flotte. Tout ceci ne dure qu’une fraction de seconde, comme dans tous les rêves…

Puis soudain, je me sens comme aspirée vers l’intérieur. Je reviens.  Je fais le voyage du retour, mais avec une conscience acquise. Une conscience des échelles, et des grandeurs. Je reviens vers cette terre précieuse et son importance sur l’échelle sur laquelle elle se trouve. Quelle perte ça serait. Et mon âme se réunit avec elle, avec sa fréquence, avec son existence et l’existence de la vie sous toutes ses formes sur sa surface. Et je suis en paix.

Puis encore une fois aspirée, vers mon appartenance à l’humanité. Quelle belle espèce nous sommes. Quelle parcours nous avons eu jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes encore intégrés à ce tout. Et si on en profitait pour rester ? Pour persister et survivre ?  Nous sommes importants, notre expérience d’humains dans sa globalité est précieuse. Et si on la faisait durer tant qu’on peut ?

Puis encore aspirée vers moi-même, cet être à la fois solidaire et séparé de ce tout. Je reviens à ma propre importance, sur ma propre échelle. Et je prends conscience que mon expérience est précieuse et que je peux la transmettre et la partager. Et que sa valeur en tant qu’expérience d’un être séparé est dans ce qu’elle apporte de différent. Je suis en paix, comme jamais je ne l’ai été.

Je me réveille de ce rêve dans la confusion. J’ai ce sentiment d’éblouissement. Je replace ma tête sur mon oreiller et me rendort. J’y repenserai demain quand je serais réveillée, si j’arrive à être plus éveillée que je ne l’ai été dans ce rêve.

Je n’oublierai jamais ce rêve pour ce que ça m’a apporté. Parce que cette porte ouverte ne s’est plus jamais refermée. Ce voyage vers l’extérieur puis vers l’intérieur a été le plus enrichissant de ma vie. J’aime bien appeler ce rêve poupées russes. Je le place au centre de mon voyage de développement personnel, parce que je suis convaincue que tout développement de soi passe par une prise de conscience de la nature de ce soi, puis de son imbrication dans son contexte, puis des échelles et des grandeurs, puis de l’importance de chaque chose sur ces échelles. Et c’est ce voyage vers l’intérieur et l’extérieur à la fois qui permet d’élever la conscience.

 

Continue Reading